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Publié le 24/09/11 à 18 :39 :25 |
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Dernière modification, le 25/09/11 à 20 :43 :56 |
Depuis le début de l'été, apparaîssent de drôles de formes multicolores sur les fenêtres des buildings. Ce phénomène est né en juin dernier à Montreuil, aux portes de Paris et il est français !
On le sait déjà, la banlieue regorge d’idées avant-gardistes notamment dans le domaine artistique. Mais là, c'est un peu différent. Tout à donc commencé à Montreuil où une guerre d’entreprises d’un nouveau genre a éclaté cet été en plein cœur du quartier d’affaires. L’arme absolue est ce petit bout de papier aux couleurs acidulées trop souvent associé à la grisaille des bureaux. Ils servent aujourd’hui à l’expression artistique des salariés enfermés dans leurs quatre murs qui créent (sur leurs temps de pause… ?) des comics et autres personnages de jeux vidéo sur les vitres. C’est une manière de revisiter le pixel art.
La post-it war a été déclarée par le staff d’Ubisoft Montreuil. Un employé de BNP-Paribas situé dans l’immeuble d’en face remarqua que les fenêtres d’Ubisoft étaient décorées par de petits personnages multicolores. La riposte n’a donc pas tardé à venir avec comme avantage des fenêtres plus grandes pour plus de créations. Le phénomène s’est par la suite propagé, d’abord en région parisienne, notamment à La Défense ou Saint-Ouen puis un peu partout grâce à internet (Lyon, Angers, etc.). Les sociétés comme Bouygues Télécom, Orange, La Poste, Natixis, Unilever, Etam, L’Oréal, Danone, Canal+ et bien d’autres constatent les talents artistiques de leurs employés.
Le post-it est très pratique pour faire du pixel art. En effet, tous les papiers n’ont pas la même qualité. Ils possèdent des grammages différents. Certains se prêtent plus à l’origami, d’autres résistent à la lumière du soleil. C’est ici le cas post-it. Il est idéal pour le geek. Du coup, cette guéguerre se joue surtout autour des figures emblématiques Nintendo et Sega en tête, suivis par tous les personnages des années 80 (bubble bobble, space invaders,…). Ils partagent ainsi l’espace vitré parisien. Cependant, le post it art (et le pixel art aussi) n’est pas limité à la seule représentation de figures issues de l’informatique/des jeux vidéos. Après tout, c’est un moyen d’expression comme un autre, on peut en faire ce que l’on veut, tout comme la peinture ou la sculpture.
Thibault Lhuillier, un des collaborateurs d’Ubisoft à Montreuil et colleur de post-it art : « C’est incroyable cette guerre des post-it, personne ne s’attendait à un tel buzz. C’est parti d’un mouvement spontané et pas du tout d’une campagne organisée par Ubisoft. Même en rêve notre attachée de presse n’aurait jamais pu obtenir toutes ces retombées presse qui s’enchaînent depuis juillet. La « guerre » s’est calmée depuis avec BNP Paribas, mais ça a eu le mérite de créer du lien, de rencontrer des salariés de l’entreprise que je croisais dans les couloirs sans m’intéresser à leur travail, à ce qui les passionne dans la vie. Ce ne sont plus des anonymes, on se dit bonjour maintenant. »
Les salariés des entreprises « attachés » à leur bureau ou open space ont trouvé un excellent moyen de colorer une vie souvent terne. Le post-it art est aussi un anti stress épatant. À noter que les patrons ne payent pas en vain les fournitures puisque les post-it peuvent être réhabilités à leur fonction professionnelle d’origine. Mais les dirigeants des entreprises sont seuls juges.
INTERVIEW DE THIBAULT LHUILLIER :
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Publié le 20/03/11 à 17 :45 :28 |
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Dernière modification, le 05/09/11 à 19 :31 :18 |
Le 20ème arrondissement de Paris est sans aucun doute le secteur où la culture graffiti est la plus présente et la plus imaginative, il suffit de se promener dans ses rues pour s’en apercevoir. Contrairement à d’autres mairies, celle du 20ème soutient le mouvement. Elle a depuis longtemps pris l'initiative de mettre des murs à la disposition des graffeurs, de manière permanente ou temporaire (en attendant la démolition ou la réhabilitation de l'édifice).
Un des lieux les plus réputés de Paris est celui du mur ceinturant le dépôt de bus RATP (Centre Bus Lagny) en attente de démolition à l’angle de la rue des Pyrénées et de la
rue de Lagny, face au cours de Vincennes et au 12ème arrondissment avec
l'avenue Arnold Netter. L'autorisation d'investir les façades a été donnée aux artistes en 2009. Depuis, l'endroit est en constante évolution car les graffs sont remplacés
par d’autres et ne restent jamais plus de quelques semaines. Le collectif Haut en Couleurs s'y rend régulièrement mais on y voit aussi Astro, Néok, Shane, Native, Skey, le collectif OnOff
ou Amour, ainsi que d'innombrales excellents talents.
Si vous-vous pronenez dans le quartier, n'oubliez pas votre appareil photo ou votre téléphone mobile afin d'immortaliser l'exposition à ciel ouvert.
S’y rendre : Métro Lignes 1, station Porte de Vincennes, sortie rue des Pyrénées, devant le lycée Hélène Boucher. Vous pouvez également y aller par le métro lignes 2 ou 6, station Nation ou le RER A, Nation aussi puis suivre le cours de Vincennes sur le trottoir du Magasin Printemps à gauche, jusqu’à la rue des Pyrénées.
Plan et vidéo :
Galerie photos (cliquez pour agrandir) :
Centre Bus Lagny en 2009 [Source : Google]
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Publié le 26/01/11 à 19 :38 :11 |
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Dernière modification, le 27/01/11 à 18 :59 :27 |
FRANCK SCURTI: LA QUATRIÈME POMME
Adam n’aurait pas pu la croquer, mais Guillaume Tell ne l’aurait pas ratée. Paris a une grosse pomme de deux mètres de diamètres. Ce fruit n’est pas défendu.
Cette œuvre de Franck Scurti a été installée place de Clichy (9e et 18e) sur le socle laissé vacant depuis plus d’un demi-siècle par la statue du philosophe Charles Fourier (1772-1837), fondue par l’armée allemande sous l’occupation et jamais remplacée. « La quatrième pomme », c’est son nom. Cette pomme est la quatrième du nom, en référence à la pomme offerte par Pâris à Vénus, à celle croquée par Adam et Eve au jardin d’Eden ainsi qu’à celle tombée sur la tête du physicien Isaac Newton. Mais pourquoi ici en hommage à Fourier ? L’histoire : le penseur français trouvant insupportable d’acheter ce fruit cent fois plus cher à Paris que sur son lieu de production dénonçait (déjà) les travers et la perversité des réseaux commerciaux.
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