Traducteur :

module http://www.3w-traduction.com/
Newsletter

LIENS/RÉFÉRENCEMENT

art-annuaire.com: votre guide artistique ! !
Annuaire lien
Ce site est référencé dans la section Mylene Farmer sur e-annuaire

INFORMATION ET SERVICES

© Copyright 2009-2012

L'ART NAÎT DE VOYAGES

Publié le 11/08/11 à 08 :02 :26, par Stéphane Pichet

 

FARHAD MOSHIRI OU L’ART CONTEMPORAIN IRANIEN

FARHAD MOSHIRI : SOLDIER

Si (pour de bonnes ou de mauvaises causes) l’art et la politique sont quelques fois étroitement liés, l’histoire n’a pas le temps d’attendre que la censure soit plus clémente. Ça bouge dans le microchosme artistique iranien. La créativité et la soif de sauvegarde de la culture nationale mais aussi d’innovations provoque inéluctablement l’ouverture de l’Iran. Les mouvements ethniques de ce pays imprégné de civilisations antiques créent un héritage d’une richesse unique.

Inconnu il y a trois décénies (sauf par les initiés), l’art contemporain iranien se popularise en occident et ailleurs. Il devient dorénavant incontournable et est n’a jamais aussi bien été représenté notamment à Paris, Londres, New York, Dubaï. Les galeristes courtisent  les artistes.

 

Ainsi Farhad Moshiri, un peintre de « la nouvelle vague » né en 1955 à Téhéran bouleverse les codes par des couleurs éclatantes et des matériaux recyclés. Écologistes? Surtout minimalistes et maniéristes, ses œuvres s’inscrivent dans une apparente tradition iranienne de la calligraphie et de l’enluminure parfois « bling-bling ». Plus ça brille et plus ça plaît? C'est faire bien peu de cas du goût pour l'art contemporain. Bien au-delà de cela, Moshiri joue avec la modernité inspirée de l’imagerie flamboyante pop occidentale. S’inspirant largement de bandes dessinées et de livres il couvre ses toiles de perles brillantes principalement sphériques ou en forme de coquillages. Ainsi, les décoration soigneusement cousues à la main accrochent la lumière et scintillent doucement, donnant un résultat délicieusement kitsch. La broderie des perles est une pratique plutôt féminine qui exige une grande patience. Elle est plus fréquemment utilisée dans l’artisanat que dans l’art. Bien loin de la technologie 3D, le peintre donne aux images une dimension en les recouvrant de perles et de paillettes. Les tableaux de Moshiri sont volontiers irrévérencieux et on à bien du mal à les associer avec la société strictement codifiée des mollahs.

 

Moshiri détourne l’iconographie populaire avec une douceur mélancolique pimentée par une ironie personnelle  laissant entrevoir une réalité plus douloureuse et bien plus complexe. Ses œuvres rencontrant un franc succès chez ses compatriotes séduisent aussi bien les « bobos » cultivés que les amateurs avertis et particulièrement les femmes.


Publié le 11/08/11 à 07 :45 :13, par Stéphane Pichet

 

EN AFRIQUE DU SUD, L'ART CONTEMPORAIN FAIT DU PIED AU FOOTBALL

UNE ŒUVRE DE KARL GIETL

Il n’y a à priori aucun rapport entre l’art contemporain africain et le football. Il y en a pourtant un de taille : Tous les deux sont des disciplines populaires nées dans la rue. Ils déchaînent les passions, rassemblent et ont su survivre aux conflits ethniques par delà l’apartheid. Il ont donc passé haut la main les bouleversements depuis vingt ans. 

 

À L’image de la nation, la culture sud-africaine est riche et variée. La frontière entre l’art et le sport n’existe pas. Les gens suscitent un intérêt certain aux artistes et à leurs œuvres, tout comme pour le foot, le rugby, le cricket ainsi que les « soapies » (feuilletons inspirés des télénovelas brésiliennes). L’exode des blancs à la fin de l’apartheid, en février 1991 est relativisé par un retour après 2001, à la faveur de la reprise économique. Pourtant, de grands artistes ont fait un choix inquiétant, quitter le pays pour aller en Australie ou en Europe. Ainsi, le jeune peintre Karl Gietl quitte Johannesburg pour la ville française de Sète. L’intérêt des pouvoirs publics sud africains pour l’art est certain mais le soutien financier ne suit absolument pas. Ceux qui hésitent à lancer leur propre galerie ou leur label de musique restent inévitablement sur la touche. Beaucoup s’en vont donc à l’étranger ou se dirigent vers le foot !

 

Les temps changent et l’art prend un nouveau souffle grâce aux mécénats des nouvelles fortunes du pays, qu’elles soient noires ou blanches. Tracey Rose, plasticienne de Johannesburg a pu monter sa propre galerie et ne dépend plus d’aides hypothétiques ou d’autres galeristes. Les disciplines les plus foisonnantes restent la musique, la danse, la photographie et le street art. Ce dernier s’inspire largement du foot et du basket, en dehors de la politique. L’ère nouvelle artistique n’en est qu’à son début et la révolution pacifique est en marche.


UNE ŒUVRE DE TRACEY ROSE
STREET ART À JOHANNESBURG

Partagez cette page :