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ACTUALITÉS

Publié le 14/03/12 à 19 :10 :23

Dernière modification, le 14/03/12 à 19 :19 :07

 

PARIS CANDIDATE À L'EXPOSITION UNIVERSELLE ?

Paris pourrait accueillir une nouvelle fois l'Exposition universelle en 2025. C’est l’idée d’une candidature du « Grand Paris » présentée par un comité de soutien et défendue par une pléiade d’artistes, d’intellectuels, d’entrepreneurs et d’élus comme le maire de Neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe Fromantin. Celui-ci a déclaré : « La France a besoin d’un grand projet qui confirme sa vocation dans la mondialisation, fixe ses axes de croissance et stimule son attractivité. L’organisation d’une Exposition universelle dans le premier tiers du XXIe siècle matérialiserait cette ambition ». 

Si le projet n’en est encore qu’à ses balbutiements, le comité de soutien se donne jusqu'à 2014 pour construire « les axes d'une candidature officielle ». Il s’agit notamment de définir le thème de l’Exposition, critère déterminant de la sélection, ainsi que de déterminer les lieux où elle pourrait prendre place. Pour l’heure, l’idée est de réemployer certains monuments et de profiter de l'inauguration du métro Grand Paris Express, prévue en 2025, pour confier l’aménagement de la soixantaine de gares créées aux pays participants. « Utiliser les infrastructures existantes coûtera moins cher » a précisé Jean-Christophe Fromantin, qui souhaite ainsi éviter la construction de pavillons nationaux, une tradition qui prévaut encore aujourd’hui. 

Organisées tous les cinq ans, les Expositions universelles sont sources de fructueuses retombées touristiques et financières pour la ville organisatrice. Paris avait déjà songé à soumettre sa candidature pour l’édition de 2020, avant de se rétracter. La capitale en a par ailleurs déjà organisé cinq, mais la dernière remonte à 1900. « Le cœur de Paris a été tiré par ces évènements, et cela a redonné de l'élan à la France. Nous avons à nouveau besoin de regarder vers l'avenir » a souligné le maire de Neuilly-sur-Seine, qui essaiera de convaincre le prochain vainqueur de l’élection présidentielle de la validité d’une candidature parisienne. Le dépôt des candidatures est fixé pour 2016 et le Bureau international des expositions effectuera sa sélection fin 2017.

Publié le 09/03/12 à 18 :52 :15

Dernière modification, le 10/03/12 à 20 :58 :48

 

DÉCÈS DE RALPH MCQUARRIE, LE DESIGNER DE « STAR WARS » ET « E.T. »

Darth Vader & Ralph McQuarrie

Il était « l’homme de l’ombre » du cinéma américain de science-fiction des années 1980. Les grands réalisateurs lui doivent tout. Le talent artistique de Ralph McQuarrie est à l’origine du succès de films comme Star Wars et E.T.


« C'est avec une grande tristesse que nous annonçons la mort de Ralph McQuarrie » samedi, a indiqué le site web du designer, ajoutant que « son influence dans l'art du dessin durera toujours ».

Ralph McQuarrie est décédé le 3 mars 2012 à son domicile de Berkeley (Californie). Âgé de 82 ans, il s’est éteint des suites de complications de la maladie de Parkinson.

Peu connu du grand public, Ralph McQuarrie est pourtant l’homme qui se cache derrière le succès de
 Star Wars. Il est le créateur de la silhouette de Dark Vador (« Darth Vader en anglais, "Vader" signifiant "père" en néerlandais  »), ses légendaires casque de samouraï et cape noires, et c’est également lui qui eut l’idée de sa célèbre et inquiétante respiration asthmatiforme . Quant à Chewbacca, C-3PO et R2D2, c’est encore lui qui leur donna vie.

Né le 13 juin 1929 dans l’Indiana, il était illustrateur technique dans l'aéronautique où il travaillait pour Boeing avant d’être repéré par George Lucas. Son scénario pour
 Star Wars ayant été rejeté par United Artists et Universal, il demande à Ralph McQuarrie d’illustrer des scènes à partir du script. C’est armé de ces esquisses que Lucas parvient à gagner la confiance et le financement de la 20th Century Fox.

Dans un
 communiqué, George Lucas raconte : « Ralph McQuarrie a été la première personne que j’ai embauchée pour m’aider à envisager Star Wars ». Dans des illustrations réalisées au stylo, au crayon et à la peinture, McQuarrie a mis sur papier les paysages spectaculaires et les personnages qu’avait imaginés Lucas, donnant naissance à l’esthétique à l'origine de l’un des plus grands succès cinématographiques du XXe siècle. « Quand les mots ne parvenaient pas à transcrire mes idées, je pouvais toujours montrer l’une des fabuleuses illustrations de Ralph et dire : Faites-le comme ça » se remémore le réalisateur.

McQuarrie a participé aux trois premiers films de la saga
 Star Wars (de 1977 à 1983). Aux côtés de Steven Spielberg, il a également contribué à la conception des navettes extra-terrestres de Rencontres du troisième type (1977), au design des films Les Aventuriers de l’arche perdue (1981), E.T. (1982) ou encore Jurassic Park (1993). Avec Cocoon, de Ron Howard, il remporte en 1985 l’Academy Award pour les meilleurs effets visuels.

 

BANDES ANNONCES STAR WARS ÉPISODE IV [VO] ET E.T. [VF] :

Publié le 01/02/12 à 22 :17 :39

Dernière modification, le 01/02/12 à 22 :25 :51

 

BRANCHÉ !

À l’instar de Lyon en décembre, la ville de Gand (Gent) en Belgique s’est offert un habit branché pour l’occasion de son festival de la lumière ("Licht festival"). La deuxième édition de cette éblouissante manifestation s’est tenu les 26, 27,28 et 29 janvier 2012. La firme italienne Luminarie De Cagna, des artistes et designers ont investi le centre de Gand avec leurs installations.

 

Le thème de cette année était « Bonheur et musique » où l’évènement « phare » des festivités prenait la forme d'une cathédrale de lumière baroque, conçue comme une entrée symbolique de la rue Belfort (Belfortstraat). Une structure géante en bois vêtue de 55 000 diodes diffusant des lumières multicolores était disposée en arches romanes, ceci n’étant pas sans rappeler l’architecture de la renaissance. Le hall s’élevait à 28 mètres de la chaussée. Les éclairages enveloppaient le public déambulant dans cette galerie féérique. 


Autant de lumière, est-ce du gaspillage?

 

Paradoxamement, il n'y a pas de gabegie : à Gand, la cathédrale équipée des 55 000 diodes dernier cri consommait seulement 20 Kwatt / h. L’objectif du Festival de la Lumière est de mettre en évidence l'éclairage par les performences artistiques, donnant ainsi aux visiteurs la possibilité de découvrir le charme unique et mystérieux de la ville.

Plus généralement, La municipalité investit beaucoup dans le plan d'éclairage du centre ville. Ceci pour la sécurité et le confort du public, la valorisation du site tous les soirs. Et surtout, les anciennes installations sont régulièrement vérifiées et remplacées par des appareils à leds qui consomment moins. L'économie d'énergie passe donc par Gand qui a été récompensée au niveau international en recevant notamment le LUCI city.people.light award en 2004.

 

VIDÉO :

Publié le 03/02/12 à 07 :01 :31

Dernière modification, le 03/02/12 à 20 :17 :55

 

DÉCÈS DE DOROTHEA TANNING

Dorothea Tanning and Max Ernst en 1946 (cliquez pour agrandir)

Elle fut, tour à tour, peintre surréaliste, éditrice, sculptrice, écrivaine et muse, notamment de Max Ernst. Celui-ci quitta la collectionneuse et galeriste Peggy Guggenheim pour elle et l’épousa en octobre 1946.  Dorothea Tanning s'est éteinte le 31 janvier à l’âge de 101 ans. Un siècle d’une vie bien remplie, qui s’est achevée « paisiblement » selon ses proches.

 

Dorothea Tanning naît le 25 août 1910 à Galesburg dans l’Illinois (USA), dans une famille d’origine suédoise. Passionnée de dessin, elle suit de brèves études d’art à la « School of the Art Institutes » de Chicago.  Elle emménage ensuite à New York, où elle découvre le surréalisme.

1942 : Max Ernst prépare une exposition exclusivement composée d’artistes féminines pour la galerie Julien Levy. Il propose immédiatement à la jeune Dorothea Tanning d’y participer. Cet évènement marque le démarrage en l’intégrant au groupe surréaliste. Une histoire d’amour débute entre les deux artistes. Dorothea accompagne Max Ernst en Arizona où elle pose sur sa célèbre sculpture « Capricorne ». Le couple se marie, déménage à Paris, puis en Touraine et en Provence. Les deux artistes travailleront « main dans la main » durant trente quatre ans, jusqu’à la mort de Max Ernst en 1976.  Elle retourne à New York pour y poursuivre sa carrière.

 

Dorothea Tanning déclara à Artnews en 2001 : « Il a été une partie de ma vie pendant 35 ans... Mais j’en ai eu 55 autres ! ». C’est une façon pour elle de rappeler son indépendance en tant qu’artiste. Les toiles les plus connues de l’artiste sont incontestablement « Petite musique de nuit » et « Birthday ». Son œuvre est incontestablement plus large. Elle a notamment réalisé des costumes et des décors pour les ballets de Georges Balanchine. Puis elle s’est essayée à la sulpture et à la gravure, avant de se consacrer plus particulièrement à l’écriture depuis le début des années 1980. Son second recueil de poésies Coming to That est paru à l’automne 2011.

 

Mylenium Arte a séléctionné six toiles parmi une multitude d'œuvres :

LARRY GAGOSIAN : UNE « VACHE » HISTOIRE SANS FIN

Publié le 23/01/12 à 18 :46 :26

Dernière modification, le 23/01/12 à 18 :58 :07

 

Cliquez pour agrandir

Jan Cowles, une collectionneuse d’art new-yorkaise de 93 ans, a attaqué en justice le galeriste Larry Gagosian, le 18 janvier 2012. Elle l’accuse d’avoir vendu deux œuvres lui appartenant, l’une de Mark Tainsey, l’autre de Roy Lichtenstein, sans son consentement. Elle demande ainsi 10 millions de dollars de dommages et intérêts. Cette décision marque un nouveau rebondissement dans l’affaire Cowles/Gagosian.

 

Selon le journal New York Post, Larry Gagosian fait l’objet d’une poursuite judiciaire, déposée par Jan Cowles, une collectionneuse d’art new-yorkaise de 93 ans, le 18 janvier 2012. Celle-ci lui reproche d’avoir vendu, à son insu, deux tableaux lui appartenant : The Innocent Eye Test de Mark Tansey (1981) et Girl in mirror de Roy Lichtenstein (1964). La sérigraphie pop aurait même été écoulée de frauduleusement. Estimée 4,5 millions de dollars (soit 3,5 millions d’euros), le galeriste new-yorkais l’aurait vendue pour seulement 2 millions (soit 1,5 millions d’euros) à un acheteur anonyme, prétextant que l’œuvre était détériorée. Il aurait empoché une grosse commission sur le prix de la vente. 

Interrogé par
 The New York Times, Larry Gagosian a qualifié ces accusations de « scandaleuses et sans fondement ». Selon lui, le malentendu viendrait uniquement du fils de la plaignante, Charles Cowles. L’ancien marchand d’art et éditeur du magazine Artforum aurait utilisé le patrimoine familial pour rembourser ses dettes. En 2008, il a vendu les tableaux de Tansey et Lichtenstein à la galerie new-yorkaise sans le consentement de sa mère. Larry Gagosian estime avoir été berné mais Jan Cowles soutient qu’il connaissait parfaitement la situation et demande 10 millions de dollars de dommages et intérêts (soit 7,7 millions d’euros). 

 

En mars 2011, Larry Gagosian avait déjà été mis en cause dans cette affaire, non pas par la propriétaire des œuvres mais par Robert Wylde : Celui-ci l'a attaqué en justice le galeriste Larry Gagosian, le 11 mars 2011, l’accusant d’avoir vendu  l’œuvre de Mark Tansey The Innocent Eye Test, sans avoir précisé que le tableau est en copropriété. Lire l'article...

Mark Tansey : The Innocent Eye Test

Publié le 18/11/11 à 20 :01 :11

Dernière modification, le 18/11/11 à 20 :19 :48

 

ARTS PLASTIQUES : 27 NOUVELLES PROPOSITIONS

Le Sénat à Paris

À Paris, les sénateurs ne s’intéressent pas qu’aux vieilles pierres et au patrimoine. Ils se passionnent aussi pour le marché de l’art contemporain, ou plutôt « l’art d’aujourd’hui », comme préfère l’appeler Jean-Pierre Plancade, le vice-président de la commission culture du Sénat et auteur d’un rapport sur le sujet (1).

 

C’est évidemment moins le constat pessimiste et connu des difficultés que rencontrent les artistes français à s’insérer sur la scène internationale qui attire l’attention, que les propositions pour y remédier. Les uns et les autres puisant aux mêmes sources, le Sénat s’est fait griller la politesse par le ministère de la Culture. Ce dernier avait formulé plusieurs propositions similaires dans ses « 15 mesures pour les arts plastiques », notamment celle concernant l’implication des galeries dans la procédure de commande publique, ou encore la caution de l’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC) aux galeries qui empruntent auprès des banques. Parfois cependant le ministère est en retrait par rapport à l’élu. Ainsi lorsque Frédéric Mitterrand veut simplement développer l’enseignement des langues dans les écoles d’art, Jean-Pierre Plancade, entend, lui, « renforcer [pour les étudiants] leur connaissance du marché et leur donner les clés de la gestion de leur carrière ». Mais l’élu de gauche (membre du Rassemblement démocratique et social européen auquel appartiennent des personnalités aussi différentes que Jean-Michel Baylet ou Jean-Pierre Chevènement), tempère toutefois cet élan libéral à travers une proposition plus républicaine : « [le] développement de classes préparatoires publiques afin de démocratiser l’accès aux écoles d’art ».

Toutes les mesures n’affichent pas le même pragmatisme et font même preuve d’une certaine ingénuité. Ainsi en est-il de la « Proposition no 10 », laquelle, partant du constat que souvent la carrière des artistes français est marquée par une période de creux au-delà de dix ans d’activité, voudrait : « Offrir aux artistes les moyens d’une visibilité plus forte tout au long de leur carrière ». Cela ne mange pas de pain et on ne s’étonnera pas que les membres de la commission nouvellement présidée par Marie-Christine Blandin (Europe Écologie-Les Verts) après le changement de majorité au Sénat l’aient adoptée. Plus hardie, la commission a également approuvé une proposition d’extension de la loi mécénat aux particuliers qui permettrait de réduire de leurs impôts une partie de l’achat d’une œuvre d’art contemporain. En privé, le sénateur donne quelques ordres de grandeur, avec « une défiscalisation d’environ 40 %, pour un achat limité à 2 000 euros ». Elle a également validé un curieux statut fiscal du collectionneur, qui permettrait à celui-ci d’échapper définitivement à la menace de l’assujettissement des œuvres d’art à l’impôt de solidarité sur la fortune, pour peu qu’il prête ses œuvres. « Même les membres communistes de la commission de la culture ont dit “oui” », remarque Jean-Pierre Plancade.
 

Une dernière mesure enfin, révèle tout le désarroi ou l’incompréhension des élus, de tous bords, face à des directeurs régionaux des Affaires culturelles ou des directeurs de centres d’art « inamovibles » et qui imposent, selon le sénateur, « leur esthétique et leurs réseaux ». La commission voudrait limiter la durée de leurs mandats. (Proposition no 9). Le sénateur, lui, souhaiterait que ces mandats n’excèdent pas cinq ans. Mais il y a fort à parier que cette proposition, comme nombre des vingt-sept autres, ne fassent jamais l’objet d’un projet ou d’une proposition de loi.


 

[Source : Le Journal des Arts - n° 357 - 18 novembre 2011]

 

(1) rapport d’information « Agissons pour l’art d’aujourd’hui, expression vivante de notre société », 18 octobre 2011.

Publié le 14/11/11 à 07 :35 :58

Dernière modification, le 14/11/11 à 18 :49 :51

 

GIULIO MALGARA NE PRÉSIDERA PAS LA BIENNALE DE VENISE

Giulio Malgara

À Rome, le ministre italien de la Culture Giancarlo Galan a annoncé que Giulio Malgara ne serait finalement pas nommé à la tête de la Biennale de Venise. Ce dernier lui aurait demandé de ne pas ratifier sa désignation, laquelle faisait polémique depuis sa divulgation.

 

Jeudi 10 novembre 2011, Giancarlo Galan, le ministre italien de la Culture, a annoncé qu’il renonçait à nommer à la tête de la Biennale de Venise une personnalité contestée proche de Silvio Berlusconi évincé du pouvoir deux jours plus tard. Le publicitaire Giulio Malgara, 73 ans, devait remplacer Paolo Baratta à compter du 1er janvier 2012. Finalement, il ne présidera pas l’une des institutions les plus prestigieuses d’Europe, regroupant entre autres la Mostra du cinéma ainsi que les biennales d’art et d’architecture.

« Je remercie Giulio Malgara de m’avoir demandé de ne pas ratifier sa nomination, bien que les conditions soient déjà remplies pour que je puisse le faire. Je considère cela comme un geste distingué de pacification et de détente dans un moment délicat de la vie politique du pays », a déclaré Giancarlo Galan. Début octobre, l’annonce de la nomination de ce publicitaire avait provoqué une
 vive polémique, tant au sein de l’institution culturelle qu’au sein de l’opposition politique. Outre ses liens avec Berlusconi, il était surtout reproché à Giulio Malgara de ne disposer d’aucune expérience dans le domaine de la culture. Quinze jours suivant cette nomination, une pétition demandant le maintien à son poste de Paolo Baratta, actuel président de la Biennale de Venise, avait été lancée. Celle-ci avait rassemblé près de trois mille huit cents signatures.

Giancarlo Galan n’a pas précisé si Paolo Baratta serait reconduit dans ses fonctions. Mais, à l’occasion de la pétition, il avait indiqué
 « qu’il était utile de changer ». « D’autres ont des compétences différentes et appropriées », avait-il ajouté, après avoir rappelé que le mandat de Paolo Baratta avait duré huit ans.

Mardi 8 novembre, deux jours avant que Giancarlo Galan annonce avoir renoncé à la nomination de Giulio Malgara, le président de la République italienne Giorgio Napolitano informait de la prochaine démission de Silvio Berlusconi, président du conseil des ministres italiens.

 

Publié le 05/10/11 à 17 :59 :18

Dernière modification, le 05/10/11 à 18 :10 :22

 

MONTFERMEIL OSE UNE « VILLA MÉDICIS »

La tour Utrillo

Le pari est osé mais prometteur : la ville de Montfermeil a pour projet la réhabilitation de la tour Utrillo, édifice de bureaux désaffecté, en résidence d’artistes. Le bâtiment, situé en plein cœur de la cité des Bosquets, aux confins de Montfermeil et de Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis,  prendra bientôt un air de famille avec la fameuse Villa Médicis romaine. Ce programme  s’inscrit dans le cadre du Grand Paris.


L’oubli et la réhabilitation


Il s'en est fallu de peu pour que la tour Utrillo, dite désormais tour Médicis, soit démolie. Construite à la fin des années 1960, cette tour d’activités de 13 étages et de 8000 m², surnommée « la Tour noire » par les habitants du quartier parce qu’elle n’a aucune lumière à la nuit tombée, a été boudé par les entreprises. Enclavée et éloignée des transports, elle est en effet peu attractive. En 1992, Bernard Tapie, alors ministre de la ville, tente en vain de la faire réhabiliter. Puis la tour est restée désaffectée pendant plus de vingt ans. Après l’oubli, les prémices d’une réhabilitation se font sentir : le bâtiment est finalement en passe d'être acheté par l'État et « appelé à devenir un centre culturel de rayonnement considérable », a annoncé le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, mercredi dernier. Plus précisément, le projet a pour ambition de recréer un lieu calqué sur le modèle de la villa Médicis, le fameux palais situé à Rome, accueillant chaque année depuis 1803, une trentaine de résidents francophones issus du monde artistique (écrivains, scénaristes, compositeurs, architectes, designers et  plasticiens). 

Redynamiser une zone urbaine


Depuis 2008, les élus de Montfermeil et de Clichy-sous-Bois souhaitent redorer l’image de leurs communes meurtries par les émeutes de 2005. La culture est donc choisie comme l’un des moteurs de la redynamisation de cet espace urbain où vivent 53 284 habitants. 

En majorité vide, l’immeuble héberge, au rez de chaussée, la maison des services publics et l'antenne de la mission locale de Montfermeil. Le calendrier de sa reconversion en résidence d’artistes reste imprécis. Néanmoins, ce projet impulsé en 2010 par Claude Dilain (PS) et Xavier Lemoine (UMP), les maires de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil et soutenu le Président Sarkozy, est clairement animé par une volonté des élus locaux  et du ministère de la Culture de redynamiser cette communauté d’agglomération. Également acteur du projet, Jérôme Bouvier, ancien directeur de la rédaction de la radio RFI. En 2005, il avait porté le projet « Clichy sans clichés », un recueil de photos de Clichy-sous-Bois vu par douze photographes internationaux. Le classement de la tour s'accompagnera de la création d'une nouvelle station de métro de la grande boucle de Paris juste au pied du bâtiment. Une bonne chose lorsqu’on sait que la population de Clichy-Montfermeil  dispose de 9 lignes de bus, mais n’a pas de RER ni de tramway.
Interrogé sur la proposition de l'UMP de créer en banlieue un « musée du XXIe siècle » dédié à l’art contemporain, dans le cadre du projet de rénovation urbaine du Grand Paris, Frédéric Mitterrand a déclaré qu'il ne reprenait pas ce projet. « De toute façon, il y a d'une part le palais de Tokyo, d'autre part la tour Médicis qui, eux, sont bien implantés dans l'action du ministère ». Ce dernier a également annoncé le 28 septembre dernier une augmentation de 0.9% du budget 2012 du ministère de la Culture, qui s'élève à plus de 7,4 milliards d'euros.

  

Un projet d’avenir, mais…


S’il est bien mené, ce projet socio-culturel sera un moteur économique réel. Pour cela, il reste des étapes à franchir, à commencer par le rachat de la tour à son actuel propriétaire, l’AFTRP (l’Agence foncière et technique de la région parisienne, établissement public d’aménagement urbain et opérateur foncier), dont le contrat a pris fin en janvier 2011. Puis la mise en place d’une association de préfiguration, qui réunira les élus locaux, l’Etat et un panel d’experts. Ce sera à eux de finaliser le projet avant la mise en chantier.

Qu’en pense la population riveraine?

Selon les sources, les habitants semblent très septiques face à ce projet  de grande ambition. D’autant plus que ceci a l’air de tomber du ciel puisque soutenu du plus haut de l’état. Trouvant cela suspect ils s’attendent à ce que l’effet d’annonce se dégonfle. Le secteur de la tour Utrillo est une zone sensible de la banlieue parisienne où le taux de chômage est  élevé. Il y a donc d’autres priorités comme le travail, les transports, la rénovation de logements. Et les problèmes du quotidien sont loin d’être réglés.

Les artistes s'approprieront-ils les lieux où jadis les entreprises ont refusé de s'installer?

Suite à l’échec d’une politique sociale sensée attirer les entrepreneurs dans les banlieues, le gouvernement change de stratégie. Celle-ci ne sera payante que si le monde de la culture et les artistes eux-mêmes réservent un bon accueil au projet. C’est peut-être parce qu’il n’y a plus d’initiative de ce genre qu’ils s’engageront à venir à Montfermeil.

 

Publié le 21/07/11 à 22 :33 :18

Dernière modification, le 22/07/11 à 17 :20 :09

 

MORT DE LUCIAN FREUD

Lucian Freud

C’est la deuxième disparition cet été d’un représentant de la peinture moderne. Après l’américain Cy Twombly début juillet, c’était au tour du britannique Lucian Freud de s’éteindre à Londres, dans la nuit de mercredi à jeudi. Son décès à été confirmé par son avocate. Âgé de 89 ans, il est « mort paisiblement » dans sa maison de Notting Hill. Le peintre y résidait depuis de nombreuses années à l’écart de toute vie sociale et familiale. Il se consacrait exclusivement à son art.


En 2010, Lucian Freud s’était rendu contre toute attente à un vernissage mondain au centre Pompidou à Paris, dans le cadre de sa grande rétrospective « un botaniste en peinture » qui a fermé ses portes le 19 juillet. Selon les sources, l’artiste était affable, souriant, momentanément heureux. Celles et ceux qui ont eu le privilège de le voir ainsi s’en souviendront toute leur vie.

Né le 08 décembre 1922 à Berlin, Lucian Freud était le petit fils du neurologue autrichien Sigmund Freud, célèbre pionnier de la psychanalyse. Lucian Freud avait émigré à Londres en 1934 accompagné de ses parents, l'architecte Ernst Freud et son épouse Lucie, qui fuyaient le nazisme. Sigmund Freud les y avait rejoints en 1938 et était décédé un an plus tard.


La peinture à la fois volontairement excentrique et crue de Lucian Freud tourne le dos à l’abstraction, dépourvue de tout geste avant-gardiste, encore fabriquée dans l’atelier, encore confrontée au modèle vivant, travaillée par les genres classiques du nu ou du portrait, elle se pose totalement à la marge de la grande aventure moderne. A ce rythme, on le placerait même dans la lignée des foncièrement anti modernes et anti contemporains.

Mais il n’en est de tout cela : l’œuvre Freudienne, relativement classique et pourtant actuelle, résiste à ces « castes », à ces distributions d’étiquettes dites de genre, et menant de front son exercice picturale de la chair, s’adonnant à la passion du réel jusqu’au dégoût, elle s’impose à nous dans toute la force de son évidence. Sa peinture aparaissant  vonlontiers choquante voire obscène est inclassable. C’est ce qui fait son charme.

 

VIDÉO DU REPORTAGE DE FRANCE 3 :

 

Publié le 05/07/11 à 20 :17 :25

Dernière modification, le 06/07/11 à 00 :51 :10

 

CY TWOMBLY EST MORT

Cy Twombly [Source AFP]

Le peintre américain Cy Twombly s'est éteint mardi à l’âge de 83 ans dans un hôpital de Rome, a annoncé Éric Mézil, Directeur de la collection du galeriste d’art contemporain Yvon Lambert en Avignon. Hospitalisé depuis quelques jours, l’artiste qui vivait en Italie, souffrait d’un cancer depuis plusieurs années. « C’était un roc », disait mardi soir le directeur de la collection Lambert.

 

Une exposition consacrée à ses photographies avait ouvert le 12 juin au sein de la collection Lambert. Il était prévu que Cy Twombly vienne en Avignon en septembre, malgré son âge et surtout sa maladie, pour y voir l’exposition intitulée « Le temps retrouvé, Cy Twombly photographe et artistes invités », dont il était co-commissaire avec M. Mézil.

Éric Mézil qui le connaissait depuis un vingtaine d’années, ajoute qu’il avait pris des billets de train pour aller le voir la semaine prochaine. Il lui avait rendu visite en mai : « Il allait bien, comme un vieux monsieur ».


Né le 25 avril 1928 à Lexington, dans l’état de Virginie, Cy Twombly était installé en Italie depuis plus de 50 ans. Il résidait à Gaeta, une ville côtière située entre Rome et Naples. Avec ses amis et compagnons d’art, Jasper Johns et Robert Rauschenberg, il était l’artiste américain parmi les plus reconnus de sa génération.


Paul Schimmel, du Musée d'art contemporain (MOCA) de Los Angeles, a déclaré qu'avec « Jasper Johns et Robert Rauschenberg, (Cy Twombly) formait un triumvirat sans précédent. Il faut remonter à Picasso et Matisse pour trouver un groupe d'artistes aussi important en termes de changements majeurs dans l'histoire de l'art »

Ann Temkin, conservatrice au MoMA, a salué « un géant de l'histoire de l'art contemporain » qui a su transfigurer sa passion de l'antiquité et du classicisme pour produire une peinture résolument moderne. « Pendant six décennies, Twombly a créé des oeuvres d'art d'une grande beauté et d'une grande sensibilité qui étaient impossibles à classer dans des 'ismes' ou des écoles », a-t-elle observé. Peintre, dessinateur, sculpteur et photographe Cy Twombly, savait s’adapter aux évolutions de chaque discipline. Sa peinture pouvait certes quelques fois passer pour du « gribouillage » mais il alliait classicisme et modernité avec un brio exceptionnel. Salut l’artiste…

 

VIDÉO JT DE TF1 « UNE PEINTURE CONTEMPORAINE AU LOUVRE » :

 

Publié le 05/07/11 à 00 :37 :25

Dernière modification, le 05/07/11 à 20 :20 :06

 

DSK SAUVÉ PAR L'ARGENT DE L'ART

En médaillon : Paul Rosenberg - Anne Sinclair & DSK

La fortune du marchand de tableaux, Paul Rosenberg, a contribué à sauver la liberté de Dominique Strauss-Kahn (DSK), l’ex président français du Font Monétaire International (FMI), trempé depuis le 14 mai dernier dans une retentissante affaire de tentative de viol sur la personne de Naffissatou Diallo. Celle-ci est la femme de chambre du Sofitel de New York où séjournait DSK. Elle a déposé plainte pour tentative de viol. L’ancien patron du FMI, l’homme le plus puissant du monde après Barak Obama, a échappé de peu à la prison. Il sauve ainsi sa tête, à défaut de son honneur.

 

Paul Rosenberg (1881-1959) était un important galeriste et homme d’affaires de la première moitié du XXème siècle. Il était le propriétaire de plusieurs galeries d’arts à Paris (1911), en Grande Bretagne (1935) et à New York (1940). Il a notamment présenté au monde entier Picasso, Braque, Fernand Léger et Matisse. Ses activités lui ont permis de construire une véritable fortune dont sa petite fille est aujourd’hui l’héritière. Elle est toujours propriétaire d’un important lot de toiles de maître, lui assurant ainsi un patrimoine non négligeable de plusieurs dizaines de millions d’euros. La petite fille de Rosenberg n’est autre qu’Anne Sinclair, ancienne journaliste et femme de DSK. Anne Sinclair conserve encore quatre tableaux « répertoriés et « importants » et est par ailleurs propriétaire de plusieurs biens immobiliers dont un appartement parisien estimé à trois millions d’euros.

On l’a compris, DSK est donc à l’abri du besoin pour toujours, grâce à son épouse. Sans grande surprise, il a pu s’entourer des meilleurs avocats et  payer sa caution d’un montant d’un million de dollars assortie d’un dépôt de garantie de cinq millions de dollars qui, lui, est pris en charge par les assurances. Théoriquement cette somme sera intégralement remboursée si DSK si présente le jour de son procès et qu’il n’a pas encore été reconnu coupable.


C’est donc l'argent de l’art qui sauve DSK mais c’est surtout le monde de la finance internationale qui lui vient en aide. Le pouvoir économique ouvre beaucoup de possibilités. Il peut être également extrêmement néfaste s’il est employé à mauvais escient. Les détenteurs de fortunes colossales font l’objet de nombreuses jalousies et convoitises. Si DSK n’est pas l’auteur des faits qui lui son reprochés, il sera alors blanchi et pourra rentrer en France à court terme où l’attend une autre affaire. En effet, l’écrivain et journaliste Tristane Banon a déposé une plainte contre DSK également pour tentative de viol.

 

Publié le 21/06/11 à 22 :06 :11

Dernière modification, le 23/06/11 à 17 :21 :28

 

UN GRAND MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN POUR BRUXELLES ?

Bruxelles : la Grand Place

Depuis la fermeture du Musée d’Art Moderne de Bruxelles le 1er février 2011, officiellement pour travaux de rénovation, la capitale belge et européenne se cherche un site susceptible d’accueillir un projet de grand musée d’art contemporain. Le directeur du MAM de Bruxelles Michel Daguet ainsi que des élus et d’autres personnalités de la ville imaginent la création d’un établissement pluridisciplinaire à la manière d’un « Guggenheim de Bruxelles ».


L’idée vient du sénateur belge Alain Courtois, appartenant au comité sportif étudiant la possibilité d’organiser la coupe du monde de Football 2018 en Belgique. Il compte bien sur le statut de capitale de l’Europe de Bruxelles afin de mener son projet à terme. Il est soutenu par la ministre belge des affaires courantes, Sabine Laruelle, par Philippe Mettens, directeur de l’administration et Michel Draguet, selon La Libre.

Selon Alain Courtois, un groupe opérationnel serait déjà sur pied et dans les jours qui suivent, un comité de patronage devrait émerger, composé d’importants industriels belges qui soutiendraient le projet à titre personnel. Ce futur musée est d’or et déjà vu comme l’équivalent du Louvre Lens ou du Centre Pompidou Metz en France …

 

Pour une surface totale de 10 000 m², le coût du futur musée est estimé entre 65 et 70 Millions d’euros. Il serait intégralement financé par des fonds privés, par des sponsors et des mécènes. Il devra cependant être dépendant des musées fédéraux. Il accueillera les collections d’art moderne et contemporain ainsi que des œuvres de collectionneurs privés.

 

Un lieu est actuellement en cours de recherche. Pour Alain Courtois, le lieu le plus approprié serait situé dans le parc du Cinquantenaire, au centre du quartier européen, mais la création d’une dalle augmenterait le budget de 15 millions d’euros. La ville propose de son côté le grand parc des expositions belge de Heysel, haut lieu touristique que l’on ne présente plus, où se trouve l’Atomium. D’autres sites sont également à l’étude pour la cessation du terrain car le bail sera de très longue durée.

 

Une fois le lieu déterminé et sa structure juridique fixée, Alain Courtois prévoit la réalisation d’un « business plan » établi par un cabinet d’audit. Ceci devrait être prêt à l’automne 2012. Le projet reste néanmoins incertain et il ne verrait le jour que dans une dizaine d’années…

 

La fermeture du Musée d’Art Moderne de Bruxelles a engendré l'hostilité des défenseurs d’art moderne et contemporain qui multiplient pétitions et manifestations ; Il serait donc judicieux qu’un nouveau lieu dédié voit le jour à plus ou moins long terme afin de palier à un manque structurel à Bruxelles.

 

Publié le 15/06/11 à 19 :10 :35

Dernière modification, le 15/06/11 à 19 :43 :07

 

LES ARCS DE VENET TORDENT LE COU DE SES CONTRADICTEURS

Bernar Venet : « Les Arcs » - Photo : Mylenium Arte

Les arcs métalliques monumentaux de Bernar Venet trônant derrière la statue de Louis XIV resteront exposés au château de Versailles. L’Association des riverains de l’avenue de Paris (ARAP) réclamait le retrait des sculptures. Chacun des arcs mesure 22 mètres de hauteur et il a fallu dépaver les emplacements requis, puis creuser des trous de 01 mètre de profondeur afin stabiliser l'installation.


Le recours en référé de l’association demandant le retrait de l’installation du plasticien Bernar Venet sur la place d’Armes a été rejeté mercredi  par le tribunal administratif. Selon Denis Berthomier, l’administrateur général de l’Établissement public du domaine de Versailles, la requête a été rejetée car « il n’y a pas de caractère d’urgence », et « parce que le juge a estimé qu’il n’y a pas de doute sérieux sur la légalité de l’installation ».

L’ARAP réclamait le retrait des arcs monumentaux parce que l’installation de ces sculptures jumelles  ne respecterait pas le plan de sauvegarde et de mise en valeur du site historique. Estimant que « la place d’armes fait partie du secteur protégé », le collectif a ajouté : « les arcs géants n’ont rien à faire sur la place d’armes du château ».


C’est une victoire enregistrée par l’Établissement public pour sa politique en faveur de l’art contemporain ; La troisième victoire du genre après les contentieux dont a fait l’objet le château de Versailles lors des expositions précédentes de Jeff Koons et de Takashi Murakami.  L’ARAP s’incline donc  pour le moment en précisant, par la réaction de son président, Guy Escudié, que l’action de l’association était « tout à fait légitime car il n’y avait pas de procès verbal d’installation ». Guy Escudié a dit attendre de prendre connaissance des motivations de l’ordonnance du tribunal avant d’envisager les suites de son action. L’ARAP avait demandé le démontage de l’installation monumentale de la place d’Armes et non celui des sculptures (plus petites) dans les jardins du château.

Après Koons, Murakami et maintenant Venet, les collectifs Versaillais mènent une lutte sans merci contre l’art contemporain officiellement pour la protection du patrimoine historique du château et de ses dépendances. Une pétition internationale avait été organisée en 2010 « contre les expositions dégradantes au château de Versailles ».


Les œuvres du plasticien français Bernar Venet sont exposées sur la place d'Armes et dans les jardins du domaine jusqu'au 1er novembre. Si vous aimez l'art contemporain ou le château de Versailles ou bien le mélange des genres, il est préférable de se rendre sur le site le matin, en raison des fortes affluences.  

Publié le 17/05/11 à 18 :36 :28

Dernière modification, le 17/05/11 à 18 :51 :33

 

OLIVIA CLAVEL : L'ESTHÉTISME REBELLE

Olivia Clavel : « La Forêt la nuit » (2008)

Les œuvres d’Olivia Clavel font l’objet d’une exposition très singulière intitulée Sur les chemins, par les forêts à la Galerie Les singuliers, boulevard Haussmann à Paris. Cet évènement est sans nul doute incontournable de part l’originalité graphique de l’artiste.


Olivia Clavel était « Electric Clito » à la fin des années 1970. Elle fut l’un des membres du collectif Bazooka qui à incarné l’extrême pointe du punk français de 1976 à 1984. Christian Chapiron  (Kiki Picasso), Jean-Louis Dupré (Loulou Picasso), Lulu Larsen, Bernard Vidal, Jean Rouzaud et Philippe Bailly furent les autres protagonistes de groupe de musique et de graphisme. Tous frais émoulus des beaux arts (Paris et Rouen), ils n’avaient qu’une ambition en créant le collectif : investir les médias et « tout dézinguer » en revendiquant haut et fort leur opposition aux abus de la société occidentale. Olivia Clavel se distingua rapidement par une très forte individualité et une envie de s’ouvrir. L’aventure Bazooka s’est rapidement éteinte. Par la suite, Olivia Clavel collabora avec les Rita Mistouko et Brigitte Fontaine (entre autres). Elle imposa une vaste influence sur la scène new wave française.


La peinture d’Olivia Clavel est une succession de cycles violents, tendres, quelques fois enfantins et toujours dans la subtilité. Sans renier le militantisme collectif et la bande de graphistes d’où elle vient, Olivia Clavel s’affirme par la composition de toiles acryliques expressionnistes aux espaces très souvent saturés.

La dénaturation des formes et des couleurs pétaradantes laisse s’exprimer un univers agité, souriant, pleurant, sombre et revendicatif. Parmi les thèmes collectifs, Olivia Clavel caractérise les siens par une récurrence de la société urbaine entendue comme une substitution de la nature, et surtout le récit d’une socialisation du saphisme et de ses ambigüités. Son anticonformisme ne fait pas de concession à la pensée unique.


Olivia Clavel sait bien utiliser sa culture punk et la mettre au service d’un art graphique à l’esthétisme rebelle très personnel. Le résultat est que son œuvre complète iconoclaste et politiquement incorrecte ne peut ne peut pas plaire à tout le monde. Et c’est bien ça qui suscite l’intérêt des initiés comme des novices.

 

Olivia Clavel - Sur les chemins, par les forêts, Jusqu’au 27 juin 2011

Pour y aller, consultez le Carnet de Sorties du présent site.

Publié le 02/05/11 à 22 :01 :19

Dernière modification, le 02/05/11 à 22 :03:37

 

 

PAS DE FESTIVAL « BAINS NUMÉRIQUES » 2011

Le festival « Bains numériques » à Enghien-les-Bains n’aura pas d’édition 2011. L’évènement devenu le rendez-vous incontournable de l’art et des nouvelles technologies n’ouvrira pas cette année au grand désarroi des amateurs et des artistes.

La raison pour laquelle ce festival n’aura pas lieu n’est pas connue.

 

Voici ce qui avait été dit l'année dernière sur ce présent site.

Publié le 30/04/11 à 23: 27 :52

Dernière modification, le 30/04/11 à 23 :31 :48

 

DANIEL BUREN IN SITU À METZ

Daniel Buren IN SITU - Centre Pompidou Metz

Le Centre Pompidou-Metz invite Daniel Buren à réaliser un projet spécifique, invitation conjointe du Mudam Musée d'art moderne Grand Duc Jean du Luxembourg pour lequel il a accompli le travail in situ « Architecture, contre-architecture : transposition ». Ce projet du Centre Pompidou Metz prend le relais de cette proposition avec une intervention dans le cadre d'une architecture muséographique.


Daniel Buren est né le en 1938 à Boulogne-Billancourt, aux portes de Paris. Protagoniste de l’art contemporain français et spécialiste des « œuvres aux rayures », Il utilise dans ses travaux des bandes verticales de 8,7 cm de large, alternativement blanches et colorées. Ce qu'il appelle « outils visuels » est aussi pour certains considéré comme « l’étendard » et la signature de l'artiste.

Il fut l'un des premiers à avoir travaillé quasi exclusivement « in situ », terme qu'il est le premier à employer dans le champ des arts visuels, son travail s'exprimant en fonction du lieu où il est programmé et réalisé.

À ce jour, Daniel Buren a réalisé près de deux mille installations à travers le monde. En 1986, Daniel Buren s’est vu décerner le Lion d’Or à la Biennale de Venise, cette même année où il a achevé une œuvre marquante, pour la cour d’honneur du Palais Royal à Paris, « Les deux plateaux », plus communément appelée Colonnes de Buren. En 2007, Daniel Buren a reçu le « Praemium Imperiale » du Japon, un prix prestigieux attribué par l'Association japonaise des beaux-arts et qui récompense chaque année des artistes à l'œuvre accomplie dans les disciplines comme la peinture, la sculpture, l’architecture, la musique, le théâtre et enfin le cinéma. 


Le Centre Pompidou-Metz tisse une relation privilégiée avec cet artiste depuis deux ans déjà, avec des projets initiés dès Constellation (2009), manifestation de préfiguration du Centre Pompidou-Metz : 5.610 flammes colorées pour un arc-en-ciel, travail in situ rue Serpenoise à Metz et Couleurs superposées, performance présentée à l'Opéra-Théâtre de Metz Métropole en septembre 2009.

Un an après son ouverture, le Centre Pompidou-Metz invite donc Daniel Buren à réaliser son projet pour sa Galerie 3, invitation conjointe du Mudam.

Le commissariat de l'exposition est assuré par Hélène Guenin, responsable adjointe du Pôle programmation, Centre Pompidou-Metz et Laurent Le Bon, directeur du Centre Pompidou-Metz.


Exposition Daniel Buren, Echos, Travaux In Situ, du 8 mai au 9 septembre 2011

Pour y aller, consultez le Carnet de Sorties du présent site.

Publié le 04/04/11 à 19 :28 :57

Dernière modification, le 04/04/11 à 19 :30 :18

 

ROYAUME UNI : BAISSE DES SUBVENTIONS POUR L’ART ET LA CULTURE

Le British Museum

Après la France, le Royaume Uni a annoncé son plan de financement de l’art et de la culture pour la période 2011-2015. Sur fond de crise, l’Arts Council England, qui finance les subventions aux différentes organisations culturelles britanniques, entre-ouvre son portefeuille.


La crise est encore là ; Seulement 645 institutions recevront une subvention sur cette période, au lieu des 848 organismes aidés précédemment. Les montants ont été réétudiés en fonction de l'attractivité ou de la programmation des lieux. Le British Museum ou la National Gallery perdent ainsi 15% de leurs subventions mais l'État garantit cependant la poursuite des travaux de rénovation des deux musées et conservent le principe de gratuité d'accès aux collections permanentes. Les petites structures seront les plus touchées (comme en France) car, outre la baisse des subventions nationales, elles sont également confrontées à la diminution de celles des acteurs locaux. Le gouvernement britannique espère ainsi faire compenser ces pertes par le mécénat en augmentant les avantages fiscaux faits aux donateurs. Ceux-ci risquent toutefois, comme pour les subventions publiques, de ne profiter qu'aux institutions dont le prestige rejaillit sur les généreux mécènes. Dans cette perspective, il s’agit de cadeaux fiscaux profitant aux amateurs d’art les plus aisés.

Publié le 07/04/11 à 19 :50 :10

Dernière modification, le 07/04/11 à 19 :54 :22

 

STÉPHANE BREITWIESER EN GARDE À VUE

Stéphane Breitwiezer

Stéphane Breitwieser pourrait être le nouvel Arsène Lupin. Spécialisé dans le vol d’œuvres d’art, il a notamment été condamné pour de nombreux actes dans des musées européens. Le voleur d’art en série a récidivé en prenant cette fois pour cible des antiquaires. Il a été mis en garde à vue.

 

Stéphane Breitwieser, alsacien de 40 ans a été interpellé le 6 avril et mis en garde à vue à Strasbourg, ainsi que plusieurs personnes de son entourage. Le voleur d’art en série est soupçonné de récidive. Cette fois-ci, il aurait subtilisé des tableaux et des objets chez des marchands d’art européens.


Début 2007, une enquête avait été ouverte suite à la disparition d’un vase Gallé chez un antiquaire de Benfeld dans le Bas-Rhin où Breitwieser avait fait un passage éclair. En septembre 2009, l'office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) et la section de recherche de la gendarmerie de Strasbourg sont saisies du dossier pour pister le voleur présumé en Belgique et en Allemagne où il visite régulièrement galeries d’art et salles des ventes. De récentes perquisitions effectuées chez des proches de Breitwieser ont conduit les enquêteurs à découvrir des œuvres dont une huile sur cuivre de l’école de Bruegel dérobée chez un antiquaire de Belgique en 2009. À Sélestat en Alsace, en sondant l’étang d’une propriété privée appartenant à une connaissance de Breitwieser, les plongeurs de la brigade fluviale ont remonté treize objets d’art. Stéphane Breitwieser déjà été condamné à des peines de prison ferme en Suisse puis en France pour avoir dérobé de nombreux tableaux et pièces dans des musées européens entre 1995 et 2001, afin de se constituer une collection personnelle.

Selon ses propres aveux, il aurait ainsi volé plus de 230 œuvres d’art de toutes sortes. Un butin estimé à près de 15 millions d’euros, en partie détruit ou détérioré. Peu après son incarcération en Suisse, sa mère avait en effet décidé de se débarrasser des œuvres volées et dissimulées par son fils, en les jetant dans le canal Rhin-Rhône.

Publié le 07/04/11 à 19 :37 :43

Dernière modification, le 07/04/11 à 19 :44 :21

 

L'ÉTAT CHINOIS ACCUSE AI WEIWEI

Ai Weiwei

L’artiste et architecte chinois Ai Weiwei, a été arrêté le 3 avril 2011 à l’aéroport de Pékin. Il est accusé par les autorités chinoises de « crimes économiques ».

 

Arrêté à l’aéroport de Pékin alors qu’il embarquait pour Hong Kong, Ai Weiwei est accusé de « crimes économiques » et une enquête a été ouverte, selon l’AFP. Apparue sur le site web de l’agence de presse officielle chinoise Xinhua, l’information est confirmée par le ministère des Affaires étrangères. Pour les autorités chinoises, cette affaire n’a pas de raisons de s’internationaliser, en réponse à la demande de libération de l’artiste par l’Europe ainsi que les États-Unis.
Hong Lei, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a précisé que cette affaire ne concernait pas les questions de liberté d’expression, ni des droits de l’Homme. Il ajoute que les autres pays n’ont pas à interférer dans ans cette affaire.

Ai Weiwei s’est fait remarqué par les autorités de son pays en employant le qualificatif « gangsters » vis-à-vis des dirigeants chinois et en défendant certaines causes humanitaires comme les enfants victimes du tremblement de terre du Sichuan en 2008. Ses proches sont sans nouvelles de lui depuis son arrestation à l’aéroport.

Sa mère, Gao Ying, ne croit pas du tout à ces accusations de « crimes économiques ». Pour elle, ce motif d’enquête n’est qu’un prétexte pour retenir son fils. La femme de l’artiste, Lu Qing, a indiqué qu’elle avait eu connaissance de cette nouvelle information par l’annonce officielle mais précise qu’elle n’a pas eu plus de détails quant à la situation dans laquelle se trouve son mari. Le communiqué ne précise rien non plus sur la situation de Wen Tao, 38 ans, ami de l’artiste, arrêté le même jour et dont ses proches sont toujours sans nouvelles.

 

Publié le 12/01/11 à 21 :07 :34

Dernière modification, le 13/01/11 à 18 :49 :18

 

JOANA VASCONCELOS - VERSAILLES 2012

Joana Vasconcelos : « Loft »

Joana Vasconcelos promue pour représenter l’art contemporain à Versailles en 2012 : après Jeff Koons, Xavier Veilhan, Takashi Murakami et Bernar Venet (à venir en juin 2011), l’artiste portugaise a été choisie par le château de Versailles pour 2012. Sa dernière exposition du mois d’octobre à la galerie Nathalie Obadia à Paris a été très remarquée.


Née en 1971 au pays du noir absolu, du soleil et des couleurs ocrées, Jonana Vasconcelos est une artiste contemporaine inclassable. Les matières premières de cette jeune femme sont la dentelle au crochet, les tissus bariolés, le plastoc et quelques autres maniques. Le résultat de la transformation de ces objets en est absolument kitsch. Elle n’hésite pas à recouvrir les fausses vénus ornant les villas clinquantes de son pays d’une armature dentellière. Elle utilise aussi des fourchettes en plastique rouge pétant et les transforme en un immense bijou scintillant, dansant au gré du vent sur un air de fado. Elle est « psycho ». C’est en fait le nom d’une de ces œuvres au crochet s’inspirant de la scène du film d’Alfred Hitchcock, Psychose. Bien avant le château de Versailles, Joana aura en avril prochain les honneurs du Palazzo Grassi, un autre palais mais à Venise.

 

Y aura-t-il de nouvelles polémiques ? Les traditionnalistes se tiennent certainement prêts à la réplique. À chaque fois que l’art contemporain investit Versailles, un bon nombre de détracteurs se manifestent, criant presque au blasphème. Comme s’il on devait laisser ce lieu prestigieux hors du temps. À rappeler tout de même que certains événements culturels faisaient également scandale à l’époque de Louis XIV. L’art contemporain mérite donc tout autant d’entrer au château que les autres formes d’art plus anciennes.

 

Réfractaires au bouleversement des codes, allergiques au baroque, aux couleurs vives s’abstenir, les apparitions annuelles de l’art contemporain à Versailles ont de beaux jours devant elles. Pour le moment, attendons de voir ce que Bernar Venet nous réserve pour le mois de juin.



Jana Vasconcelos : « Psycho »

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